Evangile de la tempête apaisée (Mc4, 35-41)

 

C’est un épisode très connu. Quand la tempête arriva de nuit sur le lac, les disciples ont eu peur de périr et ont réveillé Jésus qui dormait au fond de la barque. S’étant levé, il a calmé les eaux et le vent. Puis la tempête apaisée, Jésus leur a reproché leur manque de foi.

Trois amies ont lu un soir, en ligne, corona oblige ce passage de l’Evangile.

Nous sommes perplexes de voir Jésus dormir et confiantes puisqu’il a fini par apaiser la tempête. »La Parole doit faire son chemin en nous » a dit le Pape François.

Alors se poser des questions, pourquoi pas ? Pourquoi ce sommeil ? Devons-nous vivre avec la panique pour réaliser que Dieu est avec nous ?

La tempête rend les disciples vulnérables et révèle quelque chose.

Voilà beaucoup de questions qui trouvent écho en nous. La situation actuelle du virus nous rend nous aussi vulnérables. Brusquement, ce n’est plus comme avant, nos sécurités s’envolent et on essaie de s’en sortir le plus et le mieux possible.

A regarder les disciples, on voit qu’ils paniquent, ils ont peur de couler. Pour nous aujourd’hui, quand une grosse question vitale surgit, nous pouvons aussi nous sentir seuls.

Pourtant, avec le recul que nous donnent nos âges vénérables ( !), nous savons que ça se dégage d’une manière ou d’une autre. On s’informe, on réagit et ça peut aller jusqu’à s’abonner à Twitter.

Alors prier. Pourquoi ? Pour qui ?

Pas pour que tout s’arrange d’un seul coup mais pour nous décharger de nos anxiétés, de la peur de ce qui peut arriver aux autres et à nous-mêmes.

La question de Jésus qui dort ressemble à celle des personnes qui se croient abandonnées : « Mais où est Dieu ? »

Prier c’est entrer sur le terrain de la confiance, c’est garder foi en Celui qui nous fait confiance et qui est avec nous tous les jours.

Ecouter la petite voix qui nous dit que nous ne sommes pas seuls ; Jésus est avec nous dans la barque. Alors, fraternité oblige, il y a à ouvrir les yeux. Nous avons tous une capacité immense de solidarité.

Et pour terminer voilà un message du Pape François :

« Ecouter, au milieu des milliers de parole de chaque jour, cette seule Parole qui ne nous parle pas des choses mais qui nous parle de la vie. Partie des yeux et des oreilles, elle doit rejoindre ensuite le cœur, puis les mains pour permettre de faire de bonnes œuvres ».

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Les ballons
Une histoire un peu légère durant cette période parfois un peu lourde.

Un petit garçon noir examinait le vendeur de ballons, à l’exposition agricole. L’homme était manifestement un bon vendeur, parce qu’il laissa aller un ballon rouge qui s’éleva dans les airs, attirant par là une foule de jeunes clients potentiels.

Plus tard, il libéra un ballon bleu, puis un jaune, puis un blanc. Ils s’élevèrent tout haut dans les airs, puis disparurent. Le petit garçon resta longtemps à fixer le ballon noir, puis demanda : « Monsieur, si vous laissiez aller le ballon noir, est-ce qu’il monterait aussi haut que les autres ? ».

Le vendeur adressa à l’enfant un sourire entendu. Il coupa la ficelle qui retenait le ballon noir et, pendant que celui-ci s’élevait dans les airs, il dit : « Ce n’est pas la couleur, mon garçon, c’est ce qui est à l’intérieur qui le fait monter. »

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Dis-moi Seigneur

de quoi sera fait demain,

mon demain à moi

celui de ceux que j’aime…

Tous ces demains semés d’espérances

qui attendent de germer.

Les vois-tu, Seigneur,

ces espérances enfouies

au plus profond de nos jardins secrets,

là où personne n’entre

sinon Toi et Toi seul.

         

De quoi sera fait demain…Après tout, qu’importe puisque ta présence, Seigneur, m’accompagnera au cœur de mes déserts comme au plus fort de mes joies.

Ta présence qui m’invite déjà à vivre aujourd’hui pour mieux réaliser demain.

Non, ne me dis pas Seigneur de quoi demain sera fait.

Dis-moi seulement que tu es là.