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Retour sur un riche programme d’année

C’est avec curiosité, intérêt et passion que notre groupe a appréhendé le programme de cette année le Visage de Dieu

Pages 4 à 15

L’Eau, la Lumière et le Souffle, trois éléments essentiels à la vie. Un seul manque et il n’y a pas de vie. Donc, les personnes qui ont consacré une semaine à préparer ces méditations, ont réussi à offrir au MCR une brochure de travail bien faite, évolutive sur les chemins de la connaissance de ce Père que jamais nous n’aurons fini de chercher.

D’abord l’Eau, si belle et humble disait François d’Assise. Qu’en faisons-nous ? Inutile de dresser la liste des pêchés commis à son encontre ; réfléchissons plutôt à la saveur de cette vie fluide. L’enfant prospère dans cet élément, il ne prend rien à sa mère sinon qu’elle lui est indispensable. Jésus ne dit pas « je suis comme l’eau », il dit « je suis l’eau », « je suis pour vous indispensable ». Et ce premier chapitre d’être illustré du récit de la Samaritaine. Jésus parle à une femme samaritaine de surcroit, à midi et elle se laisse toucher, elle reconnait le Promis.

Puis la Lumière. Un interrupteur et toc elle est là, nous ne savons plus ce qu’est l’obscurité; l’ombre n’est pas l’obscurité,  elle révèle les reliefs ; la nuit non plus, elle est faite pour le repos. L’obscurité, les ténèbres sont plus que ça, le noir complet dans le cœur, dans la vie, dans la relation. Tenons-nous un moment, un bon moment dans la nuit noire et nous saurons la lumière. Au commencement Dieu sépara la ténèbre de la lumière (Genèse 1, 4) ; c’est son premier geste et dans Jean 1,5-7 Jésus dit « Dieu est lumière » et cette fois en Matthieu 5,14-16 on lit « vous êtes la lumière » un message clair précis mais oh combien exigeant. Lumière, clarté, orientation avec toujours devant soi le Verbe lumineux. Avons-nous peur de la lumière ? Le grand jour de nos situations nous éblouit-il, nous tourmente-t-il ? 

Enfin le Souffle. L’homme devint un être vivant (Genèse 2, 77). Cette vie que nous portons, nous la recevons sans avoir rien fait pour.   Cadeau .     Selon les moments tourmentés de nos vies, lassitudes, colères, chagrins ou grands instants de plénitude, le Souffle est là puissant, dynamisant, doux comme une caresse sur la joue, tel une brise au soleil couchant. Le Souffle ne s’impose pas Il est ; « Jésus oxygène du monde » dit une participante.

L’enfant en venant au monde quitte l’eau, respire puis il ouvre les yeux.

Comme une Eau vive Ta Parole, comme un Phare Ta Lumière, comme une Respiration Ton Souffle, Visage de Dieu qu’avec avidité nous découvrons et recevons afin de poursuivre dans La Vie.

Ces 3 découvertes nous signifient pleinement notre origine et notre route vers Le Père.

Pages 16 à 19

L’Esprit nous fait connaitre Dieu : Eau – Lumière – Souffle. Rencontrons son visage humain.

Nous avons pris en deux fois le puissant chapitre de la Miséricorde et la parabole de l’enfant prodigue. Voyons de prêt la situation.

Un père sentant ses forces diminuer scrute l’horizon, il ne voit rien même pas de la poussière.

Un aîné indifférent, habitué au rituel de la maison, puis jaloux des choix du père.

Un jeune fils qui veut « vivre lui » à sa guise sans jauger les conséquences.

Un grand domaine avec des domestiques qui n’ont pas droit à une opinion, à une réflexion.

Cette parabole englobe  toutes les facettes des vicissitudes de l’humanité. Tous les caractères y figurent et son étude est sans fin car, autant  l’analyse des personnages évolue, autant les découvertes sont  infinies et nous sommes surpris des raisons de chacun pour l’actualiser.  Qui sommes-nous ? Quel est notre rôle, notre personnage ? Nul n’a de réponse tellement la leçon se personnalise, une immense part d’humilité, de simplicité à accueillir l’Amour qui englobe cette situation concrète et ses personnages. Et l’approche d’un Dieu qui connait son peuple.

Un anneau au doigt…, appartenance à un clan, une famille.

Des sandales, des vêtements neufs…, à un état, une situation, une position.

A manger et à boire…, les retrouvailles, la fête, l’oubli du passé, le nouveau départ.

Puis, l’attitude d’un aîné indescriptible, tellement bizarre qu’elle nous confond. Serais-je cet aîné ? Où est la Lumière que j’y voie un peu ? Souffle élargit mes repères. Venez m’irriguer les flots de l’Eau indispensable.

En deuxième partie nous faisons connaissance de Lévi collecteur d’impôts donc, du côté des ennemis. Le nom de Lévi est déjà cité dans la Genèse puisque Jacob et Ruth avait un fils de ce nom, puis, c’est aussi celui d’une tribu d’Israël. Et voilà, pourtant chez ce collecteur Jésus et les Siens vont faire la fête. Il transgresse, passe au-dessus de ce qui est permis. Dans la parabole précédente, Il transgresse oh combien de fois ? Pour se faire entendre et faire avancer la reconnaissance du visage du Père, Amour en tous, avoir le courage de passer au-dessus des lois, dans l’entier de sa vie Jésus en a témoigné.

Combien ont risqué et de nos jours encore risquent le coup au prix de leur liberté, voire de leur vie ? L’Église est construite des sacrifices de la multitude, à nous maintenant de la garder, bien que vulnérable, et de la transmettre « …Une, Sainte, Universelle et Apostolique… ».

Avoir foi en la Miséricorde souvent incomprise « ne nous laisse pas entrer en tentation… », croire et espérer en ce Jésus Sauveur, Accueil, Écoute et Amour reçus puis transmis du Père à nous humains fragiles.

Pages 20 à 25

Nos cœurs se réjouissent de parler d’un Dieu qui aime ses enfants et les connait jusqu’à la racine de leurs cheveux. Dans notre jeunesse on nous a parlé d’un Dieu qui voyait tout, retenait tout et avait sans doute une comptabilité extraordinaire. Plusieurs expressions dans le peuple circulaient pour calmer ou punir les fautifs. Les malheurs étaient le résultat d’une conduite incorrecte tout comme le handicap, la maladie et tant d’autres difficultés. On allait jusqu’à dire qu’un malheur était à la hauteur de sa reconnaissance auprès de Dieu. Il fallait souffrir pour gagner le ciel !

Les Juifs sont en Égypte en exil, ils souffrent et repensent au pays qu’ils ont quitté.

Exode 3,7-8 « j’ai vu la misère de mon peuple… ». Nous lisons ce passage dans le Premier Testament. Dieu voit la misère de son peuple déjà au début. Il met en place des acteurs pour faire sortir Son peuple. Pas d’un coup de baguette magique, 40 ans, il leur faudra 40 ans, avec nombres de vicissitudes et de difficultés. Notre Père aide, mais pas sans nous, ce n’est pas la faute des autres, assumons notre participation et accueillons avec simplicité l’aide d’autrui.

Jésus dans Luc 4,14-21 nous confirme La Bonne Nouvelle en sa Personne : aujourd’hui, aujourd’hui… pour vous qui l’entendez.

Aujourd’hui, en ces jours difficiles, la Fête de la Résurrection devient intemporelle. Et pourquoi pas ? Le Ressuscité n’a pas de calendrier. La date est pour nous seuls, afin que nous puissions nous réjouir ensemble, entre humains, entre vulnérables.

L’Alliance Nouvelle a des lois accompagnant sur les chemins sinueux de la vie des Enfants fragiles, souvent déconcertés, faillibles mais sûrs de cet Amour offert librement, abondamment, inépuisable.

 

Nous avions prévu, si notre assemblée générale avait tenu ses assises, de revenir ensemble sur ce programme fait pour AVANCER.  Mais voilà, relisons notre brochure, lentement, encore et encore. Elle est un message pour nous aînés riches déjà d’expériences, icônes colorées des aléas de nos vies si différentes, si multiples et surtout fruits de tant d’amour. Nous avions prévu aussi de compléter en commun la fleur de la page 3.

Ce partage est le reflet bien modeste de ce que nous avons vécu dans le groupe de Morges, merci à ces amis. Être ensemble. Qu’ils aient de l’indulgence pour tous mes manquements, mes interprétations un peu trop personnelles, mais la transmission des pensées et le bon souvenir de ces grands moments passés au « Rond-Point » ont aidés à la rédaction de ces quelques lignes.