Une nouvelle étape, une nouvelle porte, s’ouvrent en ces premiers jours de juin. La joie de nous retrouver avec nos familles, nos proches, d’avoir un peu plus de vie sociale nous apporte réconfort et courage.

Comme ça tombe bien. Le fil rouge de cette année qui nous a fait relire le Visage de Dieu dans un halo de Lumière nous propose l’Alliance Divine, en son VI chapitre :

 

Je conclurai une Alliance nouvelle

  1. L’ANCIENNE ALLIANCE ÉTAIT BASÉE SUR CE QUE L’HOMME FAIT ;

       LA NOUVELLE ALLIANCE EST BASÉE SUR CE QUE DIEU FAIT

   2. L’ANCIENNE ALLIANCE GARDAIT LES GENS À DISTANCE DE DIEU ;

       LA NOUVELLE ALLIANCE LES APPROCHE DE LUI

  3.  L’ANCIENNE ALLIANCE ÉTAIT EXCLUSIVE ;

       LA NOUVELLE ALLIANCE EST INCLUSIVE

   4. L’ANCIENNE ALLIANCE ÉTAIT TEMPORAIRE ;

       LA NOUVELLE ALLIANCE EST ÉTERNELLE

   5. L’ANCIENNE ALLIANCE ÉTAIT BASÉE SUR LE SANGD'ANIMAUX ;

       LA NOUVELLE ALLIANCE EST BASÉE SUR LE SANG DE JÉSUS

 

A la dernière Cène, Dieu incarné dans le Christ nous offre son alliance gratuitement.

Il est là, blottit au fond de nous-même, prêt à nous donner tout le pouvoir de l’infini Amour qu’Il  est.

A  la communion, je reçois Jésus, Amour fait chair,

afin de devenir Amour comme Lui

 

Dieu nous aime, nous avons du prix à ses yeux. Certains en sont conscients, d’autres moins ; tout dépend des jours, des événements, des situations. Pourtant ce qui est sûr c’est que Dieu nous aime d’un amour infini. Il nous a créé par amour, pour que nous vivions ! Il n’a pas dit que ce serait toujours simple mais Il promet d’être toujours présent à nos côtés, quoiqu’il arrive…

                 Esprit de Pentecôte                               Esprit Saint, Esprit de Lumière        

Aujourd’hui puisse Son Esprit nous faire sentir combien Dieu nous aime et que nous avons du prix à ses yeux. C’est parfois un événement simple : un rayon de soleil, un arc-en-ciel, un sourire, un merci, une réussite, bien manger, bien dormir. Soyons donc des témoins de cet Amour Infini d’un Dieu qui s’est fait Homme et qui a donné Sa Vie pour une Vie d’Amour éternelle !

 

"Ne crains pas, je suis ton Dieu, 
C’est moi qui t’ai choisi, appelé par ton nom. 
Tu as du prix à mes yeux et je t’aime. 
Ne crains pas car je suis avec toi. "

 

Faisons nôtre cet Amour et reflétons-le autour de nous. Réjouissons-nous d’un prochain revoir dans l’amitié et un partage fraternel.                                                                                                         

Dieu Alliance

FRIBOURG

Chers amis, chères amies,

Et oui, malgré tout ce qui nous perturbe, nous voilà déjà au milieu du printemps et nos rencontres de mai, juin probablement aussi, ne pourront avoir lieu. Le Coronavirus en a fait son affaire et nous sommes encore partiellement confinés.

Rien cependant ne nous empêche de nous rejoindre par la pensée et pourquoi pas avec une petite méditation personnelle autour de notre 5ème. chapitre:

                 Dieu Libérateur

J’ai vu la misère de mon peuple. (Exode 3, 7- 8)

 

Cette parole de réconfort (Moïse au buisson ardent) est plus d’actualité que nous n’aurions pu l’imaginer. Dans ce récit magnifique, c’est la première fois que l’humanité découvre qu’elle est aimée de Dieu ; Il voit, Il entend, il connaît nos souffrances.

La bible, là, nous révèle un autre visage de Dieu, un Dieu qui nous libère parce qu’Il veut notre bonheur. « Encore faut-il que celui qui souffre accepte d’être secouru. » (Dixit Marie-Noëlle Thabut)

Dans (Luc 4, 14 – 21) Jésus  est chez lui, à Nazareth. Il enseigne à la Synagogue.

Il parle un langage nouveau. (Dieu était devenu inaccessible à cause de toutes les obligations de la Loi.) Ce fils du charpentier de Nazareth vient maintenant leur parler d’amour, de paix, de pardon avec un discours accessible à tous. Il y a sûrement foule pour l’écouter. Dans le livre d’Isaïe que Jésus a choisi de lire ce jour -là, on y parle de pauvres, de prisonniers libres, d’aveugles qui voient et d’opprimés libérés.

Et nous en 2020, en pleine pandémie, sommes-nous à l’écoute de cette parole de libération ? Avons-nous assez d’espérance, de confiance malgré une société où «l’on nous fait croire que le bonheur c’est d’avoir de l’avoir plein nos armoires » comme le dit la chanson d’Alain Souchon, ?

Dieu est Amour est libération. Il n’a pas créé la souffrance, pourtant elle existe sur le plan de la matière, où elle est bien souvent la création de l’homme. Dieu souffre de voir souffrir l’homme. Il veut sa plénitude, pas sa mort.

 

C’est assez fou de se dire qu’il y a

un Dieu tout Amour qui vit

en nous et qui patiemment,

                                  attend notre oui !                    (Maurice Zundel)

 

Restons confiants dans l’amour qui nous unie.

Marchons, vaillants au travers de cette pandémie.

Osons la joie profonde et véritable,

Par une foi sereine,  inébranlable.

Et dans l’attente d’un revoir prochain,

Gardons l’espoir et le sourire serein.

Bonne suite dans ce printemps ensoleillé.

Et à bientôt, non confiné, pour trinquer à l’amitié.

A.F.       

Pour terminer, un petit devoir ; une jolie poésie pour tester notre mémoire :

Suis-je une harpe pour que m’effleure la main du Puissant,

Ou une flûte pour  que son souffle me traverse

Hier encore  vous voguiez au rythme de la mer mouvante,

Et vous étiez sans être ni rivage.

Puis le vent, le souffle de la Vie, vous a tissés

Comme un voile de lumière sur son visage :

Sa main vous a rassemblés pour vous donner forme

Et la tête haute, vous avez scruté ces  hauteurs.

Si tu chantes la beauté même seul au cœur  du désert

Tu trouveras des oreilles pour   t’écouter !

                                                                                                          Khalil  Gibran

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chères amies, chers amis du MCR fribourgeois,

 

Vous espérant en bonne santé, confinés chez vous, à cause du grand âge, je ne vous oublie pas. Chaque main nous célébrons, en communauté, l’Eucharistie. Nous faisons mention des mouvements dont nous sommes conseillers, sans oublier d’offrir la messe pour tous les hommes que Dieu aime.

Je m’autorise à faire une petite marche tous les jours et cet après-midi, je vous ai toutes et tous emmener avec moi. Je vous envoie les beautés que nous avons observés … par mes yeux.

Les fleurs photographiées sont celles qui embellissent notre petit parc.

 

Je vous les offre pour vous dire ma profonde amitié et vous souhaite de vivre un temps de confiance en la résurrection du Christ Jésus.

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                             

 

 

 

« Modèle de dialogue pour un partage équitable des biens de ce monde. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Père Francis                

 

Une réflexion en ce temps de pandémie!

Et tout s'est arrêté...

Ce monde lancé comme un bolide dans sa course folle, ce monde dont nous savions tous qu’il courait à sa perte mais dont personne ne trouvait le bouton « arrêt d’urgence », cette gigantesque machine a soudainement été stoppée net. A cause d’une toute petite bête, un tout petit parasite invisible à l’œil nu, un petit virus de rien du tout… Quelle ironie ! Et nous voilà contraints à ne plus bouger et à ne plus rien faire. Mais que va t-il se passer après ? Lorsque le monde va reprendre sa marche ; après, lorsque la vilaine petite bête aura été vaincue ? A quoi ressemblera notre vie après ?

 

      Après ? Nous souvenant de ce que nous aurons vécu dans ce long confinement, nous déciderons d’un jour dans la semaine où nous cesserons de travailler car nous aurons redécouvert comme il est bon de s'arrêter ; un long jour pour goûter le temps qui passe et les autres qui nous entourent. Et nous appellerons cela le dimanche.

 

      Après ? Ceux qui habiteront sous le même toit, passeront au moins  3 soirées par semaine ensemble, à jouer, à parler, à prendre soin les uns des autres et aussi à téléphoner à papy qui vit seul de l’autre côté de la ville ou aux cousins qui sont loin. Et nous appellerons cela la famille.

 

      Après ? Nous écrirons dans la Constitution qu’on ne peut pas tout acheter, qu’il faut faire la différence entre besoin et caprice, entre désir et convoitise ; qu’un arbre a besoin de temps pour pousser et que le temps qui prend son temps est une bonne chose. Que l’homme n’a jamais été et ne sera jamais tout-puissant et que cette limite, cette fragilité inscrite au fond de son être est une bénédiction puisqu’elle est la condition de possibilité de tout amour. Et nous appellerons cela la sagesse.

 

      Après ? Nous applaudirons chaque jour, pas seulement le personnel médical à 20h mais aussi les éboueurs à 6h, les postiers à 7h, les boulangers à 8h, les chauffeurs de bus à 9h, les élus à 10h et ainsi de suite. Oui, j’ai bien écrit les élus, car dans cette longue traversée du désert, nous aurons redécouvert le sens du service de l’Etat, du dévouement et du Bien Commun. Nous applaudirons toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont au service de leur prochain. Et nous appellerons cela la gratitude.

 

      Après ? Nous déciderons de ne plus nous énerver dans la file d’attente devant les magasins et de profiter de ce temps pour parler aux personnes qui comme nous, attendent leur tour. Parce que nous aurons redécouvert que le temps ne nous appartient pas ; que Celui qui nous l’a donné ne nous a rien fait payer et que décidément, non, le temps ce n’est pas de l’argent ! Le temps c’est un don à recevoir et chaque minute un cadeau à goûter. Et nous appellerons cela la patience.

 

      Après ? Nous pourrons décider de transformer tous les groupes WhatsApp créés entre voisins pendant cette longue épreuve, en groupes réels, de dîners partagés, de nouvelles échangées, d’entraide pour aller faire les courses ou amener les enfants à l’école. Et nous appellerons cela la fraternité.

 

      Après ? Nous rirons en pensant à avant, lorsque nous étions devenus les esclaves d’une machine financière que nous avions nous-mêmes créée, cette poigne despotique broyant des vies humaines et saccageant la planète. Après, nous remettrons l’homme au centre de tout parce qu’aucune vie ne mérite d’être sacrifiée au nom d’un système, quel qu’il soit. Et nous appellerons cela la justice.

 

       Après ? Nous nous souviendrons que ce virus s’est transmis entre nous sans faire de distinction de couleur de peau, de culture, de niveau de revenu ou de religion. Simplement parce que nous appartenons tous à l’espèce humaine. Simplement parce que nous sommes humains. Et de cela nous aurons appris que si nous pouvons nous transmettre le pire, nous pouvons aussi nous transmettre le meilleur. Simplement parce que nous sommes humains. Et nous appellerons cela l’humanité.

 

      Après ? Dans nos maisons, dans nos familles, il y aura de nombreuses chaises vides et nous pleurerons celles et ceux qui ne verront jamais cet après. Mais ce que nous aurons vécu aura été si douloureux et si intense à la fois que nous aurons découvert ce lien entre nous, cette communion plus forte que la distance géographique. Et nous saurons que ce lien qui se joue de l’espace, se joue aussi du temps ; que ce lien passe la mort. Et ce lien entre nous qui unit ce côté-ci et l’autre de la rue, ce côté-ci et l’autre de la mort, ce côté-ci et l’autre de la vie, nous l’appellerons Dieu.  

 

      Après ? Après ce sera différent d'avant mais pour vivre cet après, il nous faut traverser le présent. Il nous faut consentir à cette autre mort qui se joue en nous, cette mort bien plus éprouvante que la mort physique. Car il n'y a pas de résurrection sans passion, pas de vie sans passer par la mort, pas de vraie paix sans avoir vaincu sa propre haine, ni de joie sans avoir traversé la tristesse. Et pour dire cela, pour dire cette lente transformation de nous qui s'accomplit au cœur de l'épreuve, cette longue gestation de nous-mêmes, pour dire cela, il n'existe pas de mot. 

Pierre-Alain LEJEUNE, Prêtre à Bordeaux   

 

La Bienveillance     

 

Parfois notre passage sur terre,

peut nous paraître amer.

Pourtant impossible à contourner

Et cependant difficile à accepter.

 

Notre égoïsme nous paralyse,

Notre raison nous cristallise,

Tel un rempart à l’émotion.

Et pourtant, si nous osions….

 

Face à face, au fond de l’Âme,

Contempler ce flot de larmes,

Ouvrir nos cœurs à l’explosion

De ce volcan en éruption ?

Un jour ou l’autre, on a besoin,

De crier, d’hurler son chagrin,

Pour enfin retrouver la confiance,

Oser sur soi, la bienveillance !

 

Notre ciel s’entrouvre alors,

Un peu palot d’abord,

Puis plus serein, plus bleu,

Il en devient lumineux. 

 

Ouvrons-nous à cette lumière.

Que tout entier, elle nous pénètre,

Et fertilise nos cœurs en friche,

pour porter un fruit plus riche.

Reste à cultiver ce bon terrain,

A embellir ce beau jardin,

Y faire fleurir l’Amour, en toutes saisons

L’Amour toujours, sans cause ni raison.

 

Soyons heureux, nous même,

Aimons les autres, de même.

C’est le chemin le plus sûre

Pour guérir de nos blessures

 

L’Amour donné, l’Amour partagé,

N’a jamais rien à regretter

Chaque jour, Il illumine nos vies

Et apaise nos cœurs meurtris.

A.F