Column #col2

Integer condimentum, justo a venenatis vulputate, enim pede porttitor eros, non pretium lorem orci id tortor. Nulla a ligula. Mauris nulla arcu, luctus vel, consequat non, luctus eu, nisi. Mauris volutpat, nunc eget pretium blandit, ligula quam commodo nisl, ac fermentum nibh pede et nulla. In condimentum bibendum nisi. Vestibulum risus.

Nullam placerat varius nibh. Quisque tellus sapien, placerat sed, aliquam sit amet, scelerisque sit amet, nisi. Pellentesque eget leo vitae felis laoreet dictum. Duis pellentesque porttitor sapien. Fusce leo. Nulla leo. Donec mattis, justo nec gravida euismod, massa mi posuere mauris.

V. L’espérance face à la mort  

La mort est le terme naturel de la vie terrestre même si elle peut paraître injuste. Pour les proches, c'est une rupture douloureuse, parfois tragique. Face à la mort, il est difficile de s'exprimer. Devant le désespoir, on se sent toujours petit. Nous n'avons pas nous-même l'expérience de la mort, la seule expérience que nous avons de la mort, c'est celle qui consiste à faire un bout de chemin avec celui qui va mourir. Le Christ s'est peu exprimé sur la vie après la mort physique. Il a simplement affirmé que la vie qu'il donnait, lui, c'est-à-dire la vie éternelle, n'était pas altérée par la mort. Les chrétiens croient qu'après la mort, ils sont vivants avec Dieu pour toujours. Notre corps n'existe plus, mais grâce à Jésus Christ, mort et ressuscité, nous passons nous aussi de la mort à la vie avec Dieu. Il est le chemin qui mène au Père.  

AUTEUR : Jean, le disciple bien-aimé, fils de Zébédée.

DATE : Incertaine, probablement vers la fin du premier siècle.

BUT PRINCIPAL : Inspirer la foi en Jésus-Christ comme étant le Fils de Dieu.

TEXTE CLE : "Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie en son nom" (Jean 20: 31).

Au fil du texte : Jn 20

Marie de Magdala pleure et ne reconnaît pas l'homme qu'elle cherche en celui qui lui parle. Étonnant et mystérieux chapitre 20 de l'évangile de Jean ! Relisons-le, lentement, pour essayer de redécouvrir l'amour qui brûle en cette femme, et pour redécouvrir, avec elle, notre identité d'envoyé(e) par le Christ. À la différence des évangiles synoptiques, celui de Jean aime à mettre en scène, face à Jésus le révélateur, non seulement des aveugles ou des paralytiques anonymes, mais des hommes et des femmes désignés par leur prénom : Nicodème, Lazare, Simon-Pierre, Marthe ou Marie… Il y a, dans la façon d'écrire de Jean, un art de raconter des histoires de personnages au destin à la fois complexe et inachevé. La rencontre avec Jésus produit à chaque fois, un effet décisif que le lecteur perçoit, et qu'il est conduit à prolonger en remplissant les "blancs" laissés par le narrateur.  

Le pur désir

Pourquoi Marie de Magdala vient-elle seule au tombeau, tandis que la nuit s'achève, en ce premier jour d'une semaine qui a changé la face du monde ? L'habileté de l'évangéliste se manifeste par plusieurs traits. D'abord, il centre son récit sur un seul personnage : Marie de Magdala. Il connaît la tradition que rapportent les autres évangélistes selon laquelle elles étaient plusieurs à avoir fait ce déplacement, après la fin du sabbat. Il a d'ailleurs conservé une cicatrice de cette tradition dans la parole de Marie aux deux apôtres : "On a enlevé le Seigneur du tombeau et nous ne savons pas où on l'a mis." (v. 2). Fidèle à un procédé d'écriture avec lequel le cinéma nous a familiarisés, il a fait un gros plan sur Marie de Magdala dont l'expérience humaine et spirituelle prend valeur exemplaire.

L'intuition de la femme

Habituellement les visites aux morts se déroulent dans le calme et le silence. Le temps s'arrête. L'expérience de Marie est tout autre. En voyant "que la pierre a été enlevée", au lieu d'aller au bout de sa plongée dans le monde des morts comme prévu, elle s'éloigne du tombeau et court avertir deux disciples : le corps du Seigneur a disparu, le tombeau est vide. Son mouvement devient contagieux, entraînant dans sa course Pierre et le disciple que Jésus aimait (v. 3-4). Sa rencontre avec Jésus est étrange. Dans sa hâte de pouvoir toucher pour la dernière fois le corps du bien aimé, Marie est comme aveuglée. Elle ne voit pas les signes du mystère qui se donnent pourtant à voir : les anges qui sont habituellement les messagers de Dieu, et même Jésus qu'elle ne reconnaît pas et qu'elle prend pour un jardinier. C'est peut-être l'aveuglement de l'amour. Il faut que retentisse la voix de Jésus : "Myriam" pour qu'elle accueille enfin pleinement le mystère : "Rabbouni !" Sa quête du cadavre peut alors prendre fin, il lui faut désormais apprendre à vivre une autre relation avec Jésus : "Ne me retiens pas" ou, plus littéralement, "Cesse de me toucher" (v. 17).

Marie, l'une d'entre nous

Par sa façon d'écrire, Jean accorde une place importante au lecteur et à la lectrice. Chacun peut, à partir des ouvertures du texte, se reconnaître dans l'expérience de cette femme et la prolonger. Pour ma part, j'aime voir en Marie de Magdala, la croyante idéale, éblouie par le maître dont elle a tant reçu et qu'elle a accompagné dans une fidélité sans faille. Je suis invité à m'inspirer de Marie, entrant à sa suite dans le temps de l'Église qui commence. Comme elle, qui, au matin de Pâque, a dû abandonner la relation physique avec Jésus, je suis invité à rencontrer le Seigneur dans l'obéissance à sa parole. Moi aussi il m'appelle par mon nom et m'envoie annoncer qu'il est devenu "le Prince de la Vie ».

Chan. Jacques Oeuvray

Pour imprimer version PDF, cliquez ici

Jeu "A la recherche d'un mot", cliquez ici

 
powered by hemmer.ch